Et notre avenir sera meilleur.

Le blog militant de Stéphane Gonzalez.

08 juin 2009

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Deux ans de détournement de cerveaux.

En pleine campagne européenne, l'anniversaire de l'élection de Sarkozy est passé quasiment inaperçu. Deux ans d'intraveineuse présidentielle, deux ans de vampirisation de la gauche française, deux ans que dans l'agitation médiatique, on noie un par un tous nos combats, tous nos acquis, toutes nos espérances. C'est avec une précision chirurgicale que les mots sont dénaturés et que les concepts humanistes  sont vidés de leur sens afin de coaguler, au sein de l'opinion, une pensée unique, une conscience prise en otage et pour longtemps anesthésiée.

Que retiendrons-nous du débat sur les européennes? Alors que le sort de nos services publiques était en jeu, les médias  n'ont rapporté que des gesticulations internes et superficielles. Combien d'électeurs connaissaient le bilan du parti pour lequel ils ont voté? Combien en connaissaient les propositions? Tout a été fait pour que les classes populaires d'Europe, saignées par la crise, s'abstiennent faute de percevoir les enjeux de l'élection. Tout a été fait, et particulièrement en France, pour éloigner les citoyens des politiques menées en Europe et par là même, pour éloigner l'Union du chemin démocratique. C'est un exemple de détournement de cerveaux parmi tant d'autres, injectés à un rythme effréné ces deux dernières années.

Le mandat Sarkozy a commencé sur une mesure qui a été le porte-étendard de toute les contestations sociales: Le bouclier fiscal, coûtant chaque année un quart du budget de l'Education Nationale. Par le terme de bouclier, on a fixé dans les esprits l'idée que les impôts étaient un mal dont il fallait se protéger. Ce n'est qu'un exemple de communication élyséenne fortement marquée idéologiquement, et reprise en cœur par les médias.

On pourrait aussi parler du terme mini traité, absurde pour un texte 100% identique au TCE, ou du terme modernisation, pour parler de l'économie ou des services publiques, comme si la modernisation était le troc d'une théorie du 19ème, le socialisme, contre une théorie du 17ème, le libéralisme!


C'est au nom de l'égalité qu'on a tiré vers le bas le statut du cheminot, c'est au nom de la liberté qu'on instaure la retraite à 70 ans, la fin des 35h, le travail le dimanche et la fin des congés maladie.


Le mot égalité a-t-il vraiment un sens quand il s'agit de baisser les salaires et les droits des travailleurs modestes dans un pays où les richesses ne cessent d'augmenter? Le mot liberté ne devrait-il pas plutôt être associé aux droits essentiels comme celui de la grève (menacé par le service minimum)? Celui de l'éducation pour tous et dans de bonnes conditions (menacé par les suppression de poste dans l'éducation et par la loi LRU)? Celui de la santé (menacé par la reforme Bachelot)? Celui des choix individuels (menacé par la baisse de financement du planning familial et par les discours de laïcité positive ou le discours de Latran)?


Les commissaires de Barroso qui prônent depuis toujours au sein de l'OMC la libéralisation de tous les services publiques,  et que le jeu des élections a décidé de reconduire, sauront trouver un fidèle allié en notre président. Mais quand on organise la concurrence de tous contre tous, on engendre irrémédiablement la violence des perdants de l'ordre libéral. Et la réalité sociologique des prisons est là, malgré la méthode Coué du président le 28 juin dernier « La délinquance ne procède que très rarement de la souffrance sociale. La délinquance résulte, simplement, de l’attrait de l’argent facile […] Pendant des décennies, l’idéologie dominante était fondé sur l’idée que la misère engendre naturellement la criminalité, qui ne peut donc être traitée que par des mesures sociales. Cet angélisme continue d’imprégner le discours d’une partie des élites Française. Je dit exactement le contraire, c’est la criminalité qui favorise la misère; en aggravant l’exclusion et la stigmatisation d’une partie de la société Française. »*



Ainsi, quand on impose le service minimum, on augmente le budget de l'armée dédié aux contre-révolutions. Quand on donne plus aux écoles privées qu'au plan banlieue, quand on s'attelle à supprimer un poste sur deux dans l'Education Nationale, on est dans l'obligation d'instaurer des portiques de sécurité et de transformer les profs en flics: « Les violences commises sur un agent de l’éducation nationale constitueront à l’avenir des circonstances aggravantes [… ] Cette réforme reviendra à assurer aux enseignants la protection dont bénéficient aujourd’hui les agents dépositaires de la force publique. »*

Pour masquer le cynisme des financiers en pleine crise, et l'impuissance à contrôler la délinquance fiscale des plus riches, on instaure l'idée que les pauvres fainéants profitent du système, qu'ils sont les fossoyeurs de la France, et que c'est eux qu'il faut contrôler, surveiller, pénaliser: « Deux fonctionnaires spécialisés devront être spécialement affectés dans chacun des 25 quartiers les plus sensibles. Leur rôle sera de détecter les signes extérieurs de richesse indue afin d’enclencher les mécanismes de répression […] Des gens qui n’ont jamais travaillé de leur vie et qui pilotent en toute impunité de grosses voitures doivent répondre devant les services fiscaux et les services fiscaux doivent demander à ce que des procédures pénales soient engagées. ».*

En enclenchant un processus massif de mensonges et de dépolitisation, on peut certes conserver un temps le pouvoir, mais on prive peu à peu le peuple de la démocratie. S'il est un enseignement qu'il faut tirer de l'élection européenne, c'est que quand la gauche est divisée, qu'elle est malhonnête pour exister, qu'elle manque de pédagogie pour embrouiller, qu'elle n'arrive pas à soumettre un projet claire et cohérent, la gauche perd. Les attaques subies de toutes parts depuis deux ans ont entrainé une dispersion de nos forces et une division de nos défenses. Les batailles qui ont été menées dans l'unité, avec un projet clair, notamment  outre-mer, ont été des coups sévères pour le gouvernement. Quand la gauche est rassemblée, elle gagne. Sachons tirer les leçons de l'Histoire, sachons réfléchir à long terme sur un projet vraiment à gauche. Un projet qui ne court-circuitera pas le débat démocratique et qui ne favorisera pas l'idée du « tous pareil » porté par les extrêmes. Alors nous reprendrons le pouvoir durablement.


*les fautes de grammaires et d'orthographes sont celles du site de l'Elysée,, Discours prononcé le 28 Juin par Nicolas Sarkozy.

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11 avril 2009

Tous les sympathisants de gauche doivent signer!


Signez la pétition contre le paquet fiscal
envoyé par PartiSocialiste


signez la pétition ICI


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01 avril 2009

Formation fédérale du MJS Paris sur la justice.


Formation fédérale sur la Justice
envoyé par mjs_paris

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30 mars 2009

Pour la justice sociale, pour la relance, abrogeons le paquet fiscal

La France traverse la plus grave crise économique et sociale depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Loin de prendre la mesure de la situation, le gouvernement n’a toujours pas adopté le plan de relance dont notre pays a besoin.

Le paquet fiscal adopté par la majorité UMP-Nouveau Centre dès le mois de juillet 2007 est une mesure profondément injuste qui accentue les inégalités en protégeant les plus fortunés des Français. Sa suppression permettrait de dégager 15 milliards d’euros par an et de mener une vraie politique pour améliorer le quotidien des Françaises et des Français et sortir la France de la crise.

Grâce au bouclier fiscal, en 2008, année de déclenchement de la crise, 834 contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 15 millions d’euros ont, chacun, perçu un chèque de l’État de 368 000 euros ! La Grande-Bretagne ou les États-Unis ont décidé de faire contribuer les plus riches à lutter contre la crise ; en France l'UMP s'accroche désespérément à son bouclier fiscal et s’enferre dans l’inaction.

Signez la pétition ici

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06 mars 2009

Libéralisation des universités.

Voici ce qu'on peut lire dans le résumé officiel du dernier rapport de l'OCDE
« Extend the autonomy of universities beyond what has been achieved in 2007, in particular in the area of budget management, recruiting and staff remuneration. Also, while access of universities to grants from private foundations has recently been facilitated, further measures to boost private funding of universities should be taken, including greater use of tuition fees, along with student loans with income-contingent repayment. »
ECONOMIC POLICY REFORMS: GOING FOR GROWTH – ISBN 978-92-64-05277-2 – © OECD 2009

Pour les non-anglophones, extrait d'un article de latribune.fr
« Enfin, pour l'enseignement supérieur, l'OCDE demande d'élargir l'autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. Elle prône aussi de nouvelles mesures pour favoriser le financement privé des universités, en augmentant les droits de scolarité mais en proposant en parallèle des prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.»

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05 mars 2009

On va gagner, On va gagner...

Le_canard_528_440Selon le Le Canard Enchaîné  dans son édition du 4 mars. Nicolas Sarkozy aurait dit devant ses conseillers éducation:

« Je ne veux plus voir les enseignants, les chercheurs et les étudiants dans la rue ! Fini le projet de décret. Fini aussi la suppression des IUFM. Vous me réglez ça. Vous vous couchez. (…) S’il le faut, vous n’avez qu’à faire rédiger les textes par les syndicats, mais qu’on passe à autre chose ! On a bien assez de problèmes comme ça. De toute façon, ce n’étaient que des projets de merde. »

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01 mars 2009

Recommandations idéologiques de l'ocde pour la France en 2009.

OCDEL'OCDE ne fait jamais preuve d'hypocrisie, elle donne, en assumant son idéologie libérale, les futures stratégies gouvernementales de manière claire brut, sans chercher à plaire. Voyons donc, en dehors de toutes agitations médiatiques et autres illusions sarkozystes ce que nous réservent réellement le gouvernement pour cette année...

Voici, dans leur version préliminaire, les recommandations de l’OCDE pour la France (2009).

http://www.oecd.org/dataoecd/4/2/42263534.pdf

FRANCE

Le bas niveau des taux d’emploi, surtout pour les jeunes et pour les travailleurs âgés, de même que la durée annuelle moyenne de travail, relativement faible, représentent la majeure partie de l’écart de PIB par habitant par rapport aux pays les plus performants. Plusieurs réformes ont été réalisées ces dernières années pour accroître l’incitation au travail et offrir plus de possibilités à certaines catégories, mais de nouvelles mesures sont nécessaires, en particulier dans les domaines évoqués ci-après.

Priorités fondées sur des indicateurs

Réduire le coût minimum du travail

Le coût minimum du travail est élevé par rapport au salaire médian, ce qui limite les possibilités d’emploi, en particulier pour les jeunes et les personnes peu qualifiées, tout en ne faisant pas reculer efficacement la pauvreté.

Mesures prises : pour la deuxième année consécutive, la hausse du salaire minimum a été limitée en 2008 à l’ajustement prévu par la loi, qui compense l’inflation et la moitié de la hausse du salaire horaire de base en termes réels, sans « coup de pouce ».

Recommandations : continuer de limiter la hausse future du salaire minimum de façon que le coût minimum du travail diminue en termes relatifs. Créer une commission indépendante chargée de formuler des recommandations sur le niveau du salaire minimum, en mettant fin ainsi au mécanisme
d’ajustement automatique. En outre, tirer parti de l’introduction du nouveau dispositif d’aide au revenu, le revenu de solidarité active, pour intégrer le dispositif actuel (la prime pour l’emploi), afin qu’il n’y ait qu’un crédit d’impôt unique pour l’exercice d’un emploi ciblant plus efficacement les bas salaires.

Réformer la législation protectrice de l’emploi

Une procédure complexe et stricte de licenciement des travailleurs sous contrat à durée indéterminée, surtout par rapport à celle qui s’applique aux travailleurs sous contrat à durée déterminée, décourage l’embauche en contrat à durée indéterminée, ce qui contribue au dualisme du marché du
travail, avec les conséquences négatives que cela peut avoir pour la productivité à long terme.

Mesures prises : le gouvernement a fait adopter une loi transposant l’accord conclu par les partenaires sociaux au début de 2008. Les principales modifications sont l’introduction d’un nouveau contrat à durée déterminée, le contrat à objet défini, et une réduction des litiges devant être tranchés par décision judiciaire, avec en contrepartie une augmentation des indemnités de licenciement. Parallèlement, les contrats spéciaux et plus souples pour les petites entreprises ont été supprimés.

Recommandations : poursuivre le double effort d’assouplissement de la législation protectrice de l’emploi et de meilleure prévisibilité des coûts de licenciement, en particulier en cas de licenciement économique, afin de limiter la nécessité d’une procédure judiciaire.

Réduire les obstacles réglementaires à la concurrence

Dans un certain nombre de secteurs, essentiellement le commerce de détail et les services professionnels, le cadre réglementaire freine la concurrence, ce qui nuit à la croissance de la productivité et au développement de l’emploi.

Mesures prises : une loi de 2008 a créé une nouvelle autorité de la concurrence, a assoupli pour les distributeurs l’interdiction de la vente au-dessous du prix de revient, leur permettant ainsi de négocier les prix plus librement avec leurs fournisseurs. En outre, la superficie au-delà de laquelle une autorisation spéciale est exigée pour ouvrir un nouveau point de vente a été relevée de 300 à 1 000 m2.

Recommandations : veiller à ce que la nouvelle autorité de la concurrence ait des moyens suffisants et les pouvoirs d’enquête nécessaires pour qu’elle puisse agir efficacement et en toute indépendance, avec pour seul objectif le bien-être des consommateurs. Éliminer (au lieu de l’assouplir uniquement) la procédure d’autorisation spéciale pour la création d’un point de vente et mettre fin au numerus clausus dans un certain nombre de professions, notamment dans les services juridiques et médicaux. Assouplir les restrictions à l’ouverture dominicale des magasins.

Autres grandes priorités

 ● Incitation à travailler à un âge avancé. Réduire encore la taxation implicite de la poursuite d’une activité à un âge avancé. Malgré la décision qui a été prise récemment de rétablir l’obligation de recherche d’emploi pour les travailleurs âgés percevant des prestations de chômage et d’allonger la
durée de cotisation pour la pension de retraite à taux plein, l’incitation financière à poursuivre l’activité au-delà de l’âge légal de la retraite (60 ans) reste faible. Assouplir les restrictions concernant le cumul d’une pension de retraite et de revenus du travail.

● Enseignement supérieur. Élargir l’autonomie des universités au-delà de ce qui a été réalisé en 2007, surtout pour la gestion budgétaire, le recrutement et la rémunération du personnel. De plus, bien qu’on ait facilité les donations de fondations privées aux universités, de nouvelles mesures sert nécessaires pour favoriser le financement privé des universités, notamment en ayant davantage recours aux droits de scolarité, cette mesure se doublant de prêts étudiants remboursables en fonction du revenu ultérieur.

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27 février 2009

Planning en danger!!!!


LUNEF dénonce la baisse des subventions du planning familial
envoyé par UNEF


Signez la pétition pour défendre le Planning Familial

Qu’est-ce qu’il se passe ?

Dans le cadre de la loi de finances 2009, le gouvernement a décidé de baisser de 42% les financements pour les actions sur le conseil conjugal et familial. Ces financements seront purement et simplement supprimés dès 2010. La conséquence de ces restrictions budgétaires, dans l’immédiat, est la fermeture d’un tiers des accueils du Planning, et la disparition de très nombreux autres en 2010.

Le double discours du gouvernement

Alors que la Ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a annoncé depuis son arrivée qu’elle faisait de l’information sur la contraception une de ses priorités, avec notamment la campagne de l’INPES « La meilleure contraception, c’est celle qu’on choisit », le gouvernement envoie là un message bien inquiétant. Il assume aujourd’hui une décision qui asphyxie cette structure essentielle à l’information sur la sexualité, la contraception et l’avortement depuis sa création en 1956.

Les jeunes premières victimes de la décision du gouvernement

Chez les jeunes, qui découvrent leur sexualité, l’information sur la sexualité et la contraception est primordiale. Si demain la mission d’intérêt public du Planning familial ne peut plus être assurée, les jeunes, qui ont besoin de cette information au plus près de leurs lieux de vie et d’études, seront les premiers touchés.

Signez la petition de soutien sur
www.planning-familial.org

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26 janvier 2009

Chômage etc...

MJSArticle écrit sur le site de la fédération MJS de Paris que je vous invite à consulter:

Après les nombreuses actions MJS de ces dernières semaines sur la crise et son impact sur l'emploi, je voulais me faire un peu le relais de nombreuses tensions qui ont pu être formulées.

Notre génération est en effet particulièrement assommée par ces soubresauts du chômage auxquels nous avons crû à tord pouvoir échapper, en partie grâce au Papy-boom, cette grande masse salariale qui allait partir à la retraite, et laisser derrière elle de nombreuses places vacantes comme nous le disaient nos livres d'histoire, mais aussi à cause de cette croyance en un avenir qui ne peut cesser d'être meilleur et qui ne s'avère plus du tout, aux vues de ces perpétuelles augmentations des inégalités.

A la place de ces espoirs, nous avons l'OIT qui annonce que la crise fera pour l'année 2009, 20 millions de chômeurs supplémentaires. Nous aurons d'ici 2011 dans l'éducation nationale cent mille postes en moins par rapport à notre génération, alors même que les pics démographique de l'an 2000 auraient pu nous laisser penser le contraire. Nous avons des mesures et des tactiques vicieuses: par exemple le travail dès 14 ans via l'apprentissage, le travail dominical, le cassage des 35h00, la retraite à 70 ans soit disant pour cause d'augmentation de l'espérance de vie, alors que 2 maladies sur 5 sont dû au travail à partir de 55 ans et 3 sur 5 à partir de 60. Elle va être belle notre espérance de vie si on travaille jusqu'à 70!

Toutes ces mesures visent une offre excédentaire de travail menant à la concurrence entre les travailleurs puis à la baisse des salaires nominaux, et via la déflation théorique qu'elle engendrerait, une augmentation de la rémunération réelle du capital.

Autre exemple scandaleux du même type: L'année dernière les caissières font grève pour l'amélioration de leur pouvoir d'achat. Résultat: Leurs salaires baissent et on voit pulluler dans toute les grandes villes des caisses automatiques qui font augmenter la productivité des géants de la grande distribution allant directement alimenter leur capital déjà ahurissant.

C'est ainsi qu'on augmente le volume salariale pour créer, crise ou non, toujours plus de chômage, c'est ainsi qu'on institue plus de concurrence entre les travailleurs menant à des salaires toujours plus bas et à des bénéfices patronaux toujours plus haut. Ceux qui ne résistent pas sortent du système et tombe parfois dans la délinquance. Pas grave! A la crise sociale on répond par l'autoritarisme, et on retrouve dans nos prisons vétustes plus d'une personne sur deux originaire de l'immigration, plus d'une personne sur deux analphabète, plus d'une personne sur deux considéré comme sans abris...

Au Chômage nous devons retrouver nos réponses de gauches et ne pas se laisser influencer par les sirènes grabataires du capitalisme. Nous devons exiger au plus tôt l'indexation des salaire sur la productivité c'est à dire le principe du « Qui produit plus, rémunère plus », et l'indexation du temps libre sur la productivité globale c'est à dire le principe du « Qui produit beaucoup plus, travaille un peu moins ». Nous devons limiter la concurrence entre les travailleurs en abaissant l'âge de la retraite et en donnant à tous les étudiants la possibilité réelle d'une formation d'excellence, les moyens nécessaires de finir leurs études et de rentrer dans le marché du travail.

L'union européenne nous a offert la paix entre les pays d'Europe. Mais les guerres armées se sont transformer en guerres économiques. Exemple symbolique, dans les grandes écoles de commerce on étudie très précisément les manuels militaires fondamentaux comme « l'art de la guerre » ou « les 36 stratagèmes ». L'union Européenne a su nous protéger des guerres anciennes, elle doit nous protéger des guerres nouvelles. Elle doit nous protéger du dumping social, elle doit condamner ceux qui n'enrichissent qu'eux même en exploitant la misère de l'autre. Elle doit protéger le salariat qui rappelons le quand même, au delà des menaces qu'on fait sans cesse peser sur lui, n'est la plupart du temps pas délocalisable. Elle doit le protéger en légiférant: car c'est avant tout l'absence de loi qui nous a conduit à la crise!

Le 29 Janvier a lieu la première manifestation interprofessionnelle et syndicale du siècle contre la politique du trader en chef Nicolas Sarkozy. Les dernières manifs de ce type ont toujours contribué soit aux chutes du gouvernement en place et aux victoires de la gauche, soit à des réformes profondes qui font nos acquis menacés d'aujourd'hui. Ne pas y être présent massivement, c'est nous tirer une balle dans le pied.

Stéphane Gonzalez

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