26 janvier 2009
Chômage etc...
Article écrit sur le site de la fédération MJS de Paris que je vous invite à consulter:
Après les nombreuses actions MJS de ces
dernières semaines sur la crise et son impact sur l'emploi, je voulais
me faire un peu le relais de nombreuses tensions qui ont pu être
formulées.
Notre génération est en effet particulièrement assommée par ces
soubresauts du chômage auxquels nous avons crû à tord pouvoir échapper,
en partie grâce au Papy-boom, cette grande masse salariale qui allait
partir à la retraite, et laisser derrière elle de nombreuses places
vacantes comme nous le disaient nos livres d'histoire, mais aussi à
cause de cette croyance en un avenir qui ne peut cesser d'être meilleur
et qui ne s'avère plus du tout, aux vues de ces perpétuelles
augmentations des inégalités.
A la place de ces espoirs, nous avons l'OIT qui
annonce que la crise fera pour l'année 2009, 20 millions de chômeurs
supplémentaires. Nous aurons d'ici 2011 dans l'éducation nationale cent
mille postes en moins par rapport à notre génération, alors même que
les pics démographique de l'an 2000 auraient pu nous laisser penser le
contraire. Nous avons des mesures et des tactiques vicieuses: par
exemple le travail dès 14 ans via l'apprentissage, le travail
dominical, le cassage des 35h00, la retraite à 70 ans soit disant pour
cause d'augmentation de l'espérance de vie, alors que 2 maladies sur 5
sont dû au travail à partir de 55 ans et 3 sur 5 à partir de 60. Elle
va être belle notre espérance de vie si on travaille jusqu'à 70!
Toutes ces mesures visent une offre excédentaire de travail menant à la
concurrence entre les travailleurs puis à la baisse des salaires
nominaux, et via la déflation théorique qu'elle engendrerait, une
augmentation de la rémunération réelle du capital.
Autre exemple scandaleux du même type: L'année dernière les caissières
font grève pour l'amélioration de leur pouvoir d'achat. Résultat: Leurs
salaires baissent et on voit pulluler dans toute les grandes villes des
caisses automatiques qui font augmenter la productivité des géants de
la grande distribution allant directement alimenter leur capital déjà
ahurissant.
C'est ainsi qu'on augmente le volume salariale pour créer, crise ou
non, toujours plus de chômage, c'est ainsi qu'on institue plus de
concurrence entre les travailleurs menant à des salaires toujours plus
bas et à des bénéfices patronaux toujours plus haut. Ceux qui ne
résistent pas sortent du système et tombe parfois dans la délinquance.
Pas grave! A la crise sociale on répond par l'autoritarisme, et on
retrouve dans nos prisons vétustes plus d'une personne sur deux
originaire de l'immigration, plus d'une personne sur deux analphabète,
plus d'une personne sur deux considéré comme sans abris...
Au Chômage nous devons retrouver nos réponses de gauches et ne pas se
laisser influencer par les sirènes grabataires du capitalisme. Nous
devons exiger au plus tôt l'indexation des salaire sur la productivité
c'est à dire le principe du « Qui produit plus, rémunère plus », et
l'indexation du temps libre sur la productivité globale c'est à dire le
principe du « Qui produit beaucoup plus, travaille un peu moins ». Nous
devons limiter la concurrence entre les travailleurs en abaissant l'âge
de la retraite et en donnant à tous les étudiants la possibilité réelle
d'une formation d'excellence, les moyens nécessaires de finir leurs
études et de rentrer dans le marché du travail.
L'union européenne nous a offert la paix entre les pays d'Europe. Mais
les guerres armées se sont transformer en guerres économiques. Exemple
symbolique, dans les grandes écoles de commerce on étudie très
précisément les manuels militaires fondamentaux comme « l'art de la
guerre » ou « les 36 stratagèmes ». L'union Européenne a su nous
protéger des guerres anciennes, elle doit nous protéger des guerres
nouvelles. Elle doit nous protéger du dumping social, elle doit
condamner ceux qui n'enrichissent qu'eux même en exploitant la misère
de l'autre. Elle doit protéger le salariat qui rappelons le quand même,
au delà des menaces qu'on fait sans cesse peser sur lui, n'est la
plupart du temps pas délocalisable. Elle doit le protéger en
légiférant: car c'est avant tout l'absence de loi qui nous a conduit à
la crise!
Le 29 Janvier a lieu la première manifestation interprofessionnelle et
syndicale du siècle contre la politique du trader en chef Nicolas
Sarkozy. Les dernières manifs de ce type ont toujours contribué soit
aux chutes du gouvernement en place et aux victoires de la gauche, soit
à des réformes profondes qui font nos acquis menacés d'aujourd'hui. Ne
pas y être présent massivement, c'est nous tirer une balle dans le
pied.
Stéphane Gonzalez
26 juin 2008
mini-traité modificatif de lisbonne: Le mensonge.
Après le non Irlandais, les médias furent unanimes: L'Europe est en crise! Les Irlandais sont des ingrats! C'est une catastrophe! Les irlandais sont anti-européens...Nicolas Sarkozy appelle les Irlandais à revoter.
Revenons sur ce fameux mini-traité.
Son vrai nom est traité modificatif, le nom de mini traité ou de traité simplifié correspond à une opération de com' de l'Elysée pour tenter de faire passer ce texte comme un bref résumé des points du TCE qui ne posaient aucun problèmes. Cette opération de com' était bien sûr une opération d'arnaque démocratique.
En réalité, Il n'y a que deux differences juridique entre le TCE et le traité modificatif.
- On a ajouté grâce à Maltes, grâce à Angela Merkel, grâce à la Pologne l'héritage religieux comme valeurs constitutive de l'état de droit.
- La deuxième difference est un peu plus technique
- Le TCE disait:
"l'union européenne garantit le respect, la protection des données relatives à la vie privée"
- Le traité modificatif dit:
"l'union européenne garantit le respect, la protection des données relatives à la vie privée dans l'espace européen"
Cette garantie n'existe pas en dehors de l'espace Européen.
Concrètement cela signifie que le traité légalise a posteriori ce que la commission européenne a fait contre l'avis du parlement européen, contre l'arrêt de la cour de justice des communautés européennes: Fournir aux services de renseignements américains les données relatives à la vie privée pour tout passager prenant l'avion en direction des USA.
A coté de cela, aucune différence avec le TCE.
Pourtant Nicolas Sarkozy avait assuré pendant la campagne présidentielle que son mini-traité n'aurait rien à voir avec le TCE, qu'il était hors de question de revenir sur un texte que les français avaient massivement rejetés.
Plus qu'un débat sur la justesse ou non des arguments pro ou anti-traité, cette histoire marque surtout l'insulte faites à l'intelligence française, et la fragilité démocratique qui en découle...
19 mars 2008
Les élections municipales sont terminées
La gauche sort largement victorieuse et même renforcée.
La baisse de popularité de notre président en est largement pour quelque chose. La promesse de montée du pouvoir d'achat qui se faisait attendre, la hausse de seulement 1% des retraites, et la peopolisation de Sarkozy, ont déplus aux anciens qui avaient massivement voté pour la droite aux dernières présidentielles. De notre côté, nous n'avons globalement pas eu à rougir de notre bilan pour la ville de Paris. La conjoncture nous a été favorable: Un peu trop d'ailleurs pour obtenir la petite etincelle qui nous aurait fait gagner de nouveaux arrondissements!
Nous avons gagné aux élections locales, certes, mais sur le plan nationale il n'est absolument pas certains que le fond idéologique change d'un iota: La récente crise économique pourrait servir de prétexte à une libération encore plus rapide du pays, comme la soit-disant faillite sert actuellement de prétexte au sabrage des dépenses publiques, comme le mensonge sur le trou de la sécu sert de prétexte aux franchises médicales, comme la baisse du pouvoir d'achat sert de prétexte à la libéralisation des prix, comme le chômage sert de prétexte à la flexiprécarité ou encore comme le problème de la pyramide des âges sert de prétexte à l'allongement de la durée de cotisations (alors que 60% des salariés ne sont plus dans l'emploi quand ils atteignent 60 ans...). Les exemples sont multipliables à l'infini: les crises, réelles ou inventées, servent bien souvent les thèses libérales.
A cette politique nationale de crise organisée, sachons opposer une vraie politique de redistribution au niveau municipal. Maintenons et amplifions l'effort qui a été fait à Paris: augmentation de 70% du budget consacré à la solidarité, financement de plus de 30 000 logements sociaux,reprise du travail par 45% des rmistes, alors qu'ils n'étaient que 12% à reprendre le travail sous la précédente mandature.
Aujourd'hui, chose rare, le maire sortant passe pour plus réformateur que l'opposition, à l'allure vieille et poussièreuse. Profitons de cette ouverture d'esprit et de l'espace de dialogue qu'à offert ces élections pour expliquer la modernité de nos idées. recyclons le vote sanction en vote idéologique. Jusqu'à maintenant, à chaque nouvelle élection, on touchait le fond en matière de fond, et à chaque nouvelle élection, on creusait. Avant le congrès du partis socialiste doit venir le temps de la repolitisation! Celle-ci devra passer par la transmission de nos valeurs, ancrées à gauche, insensibles aux sirènes de la globalisation ou de la pseudo-ouverture à droite. Car même si l'on peut s'en réjouir aujourd'hui, la baisse de popularité au bout de six mois d'un président qui applique stricto-sensu le programme promis, est en réalité la marque de fabrique d'une nation en pleine crise idéologique.
16 janvier 2008
légende d'école
Une institutrice, pour avoir la tranquilité
pendant l'après midi demande à ses élèves d'écrire les nombres de 1 à
100 puis de les additionner.
Trois comportements se détachent alors:
-Les
élèves studieux et bien élevés, qui feront 20 ans plus tard ingénieurs,
avocats pompeux ou médecins besogneux se mettent immédiatement à la
tache:
1+2=3
3+3=6
6+4=10
...
3240+81=3321
...
Face
à ces grands nombres, que tout besogneux soient-ils, ils ne maitrisent
pas, l'élève studieux est pris d'un malaise qu'il ressentira souvent,
quelques soient ses notes: le malaise de l'echec qui lui fermera les
portes de son glorieux destin d'élite...
-Les baladins, qui, 20 ans
plus tard deviendront souvent des gens très frequentables, et qui
devant un travail perçu comme arbitraire et inutile ne ressentent que
colère et gachi de temps, et n'ont comme solution à l'exercice-punition
que le déchirerement de leurs cahiers et le foutage de bordel, forçant
ainsi l'instit à devenir depressive, hysterique aigris ou pédophobe.
-Enfin,
plus rare, les rêveurs, qui 20 ans plus tard deviendront des utopistes,
et qui vous répondront, si leurs métiers est casseur de pierres, qu'ils
construisent des cathédrales, s'efforçant ainsi de trouver le bonheur
même dans les instants les plus pénibles de la vie. Le travail proposé
par l'institutrice n'est pas passionnant, l'élève rêveur sent déjà
l'angoisse lorsqu'il arrivera à 70 ou 80, un travail si pénible,
demandant tant d'investissement sans garantie de réussite est
décourageant. Le chemin de 1 à 100 est un chemin naturel, mais ce n'est
pas l'unique, peut être y en a t il un meilleur.
L'élève rêveur choisit donc de faire des spirales, il écrit:
1+100=101
2+99=101
3+98=101
...
49+52=101
50+51=101
il a terminé!
En
barrant au fur et à mesure les chiffres additionnés, il est sûr de n'en
avoir oublié aucun. Il a donc 50 fois trouvé le nombre 101. Donc la
somme des 100 premiers chiffres vaut 101*50=100*50+50=5050.
l'école
démocratique républicaine ne doit pas être celle d'un égalitarisme
sauvage, mais ce doit être celle qui protège et exploite au mieux la
diversité intellectuelle de chacun.
Que doit être le but d'un enseignant sinon celui d'enroler ses élèves dans la troisième catégorie?
Aujourd'hui
les élèves apprennent pour avoir une bonne note et passer dans la
classe superieure. Ils apprennent et oublient. En terminal, on apprend
que la somme des n premiers entiers est égale à n(n+1)/2. Les futurs
bacheliers l'apprennent par coeur pour le bac puis l'oublient.
Les
enseignants normalisent sans passion leur enseignements, et méprisent
ceux qui sont en dehors de la première catégorie, celle des élèves
studieux et soumis bien plus passionné par leur promotion, que par la
contemplation paisible et bienheureuse de plusieurs siècles de savoirs,
construits par une bandes d'utopistes en cullotes courtes.
Le
but d'un enseignant n'est pas simplement d'enseigner les méthodes, mais
aussi d'enseigner le bonheur de la recherche et du court instant de
l'échec. Notre élève rêveur doit souvent tomber sur des chemins qui le
mènent à des paradoxes et à des erreurs, mais ces paradoxes et ces
erreurs sont d'excellents moyens pour parvenir à la réflexion et à la
comprehension efficace et durable.
La normalisation du
raisonnement et de la comprehension compose l'attitude mortifère de la
masse face au savoir. Exploiter la diversité intellectuelle
est l'un des moyens les plus sûrs de construire les grandes idées
d'avenir, c'est aux enseignants d'assurer non seulement l'égalité de
tous face aux chances, mais aussi d'adapter son enseignement en
fonction de l'intelligence de chacun.
31 décembre 2007
Le dernier souffle de 2007
Epanadiplose:
Il n'est pas très aimable de finir l'année
par l'invective, cependant, il est je pense moins bien encore de la
commencer par l'hypocrisie.
Je formulerais donc mes voeux sous le
signe de la franchise. Franchise qui manqua cruellement aux politiciens
d'extreme droite se faisant écrire des discours de gauche incompatibles
avec le reste de leur politique, franchise qui manqua aussi à ces
militants d'apparat,
alliant avec gaucherie l'hypocrisie et avec brio l'invective.
Les vautours ont voulu plonger l'année 2007 dans le dogme de la rupture
frivole, les militants arrivistes l'ont souhaitée année de la rebellion
molle et les injustes, année de la rouspetance couarde.
Au diable les vautours, les arrivistes et les injustes!
Que
le peuple galérien, que le peuple exploité, que le peuple miséreux, que
ceux qui aujourd'hui encore nourissent la terre au lieu de la
dénaturer, que ces peuples justes et unis dans l'exclusion s'emparent
du pouvoir, vomissent le mysticisme, le dogmatisme, la démagogie, la
bétise, le profit pour le profit. Que ces peuples soient guidés par
l'unique raison menant vers un progrès au seul profit du bonheur
durable de tous.
Voici donc mon voeu le plus sincère: que le soleil brille toujours chez ceux qui ont le coeur meurtri.
Nous vaincrons en 2008,
Bonne année à tous, et notre avenir sera meilleur.
25 décembre 2007
Joyeux Noël Nicolas
Nicolas Sarkozy et sa ravissante top modèle de fiancée se sont
envolés aujourd'hui pour Louxor à bord du falcon 900 de son modeste
ami Vincent Bolloré. Certains démagogues mal informés avanceront que
ces petites fêtes de Noël coûteront environ 30 000 euros.
Il faudra
leur répondre que notre grand président est un homme actif et que pour
Noël, il mérite tout de même un peu de repos. D'autant plus qu'il n'a
pas eu de vacances depuis le mois d'août, où les très généreux époux
Cromback (Tiffany) et Agostinelli (Prada) eurent pitié de cette
pauvre bète de Nicolas, dont le patrimoine personnel s'élève seulement
à 2 millions d'euros, et l'invitèrent pour lui changer les idées, dans
une villa de Wolfeboro aux Etats-Unis. Coût des vacances: 44 000 euros,
somme dérisoire.
Et puis quoi?
C'est
un pur hasard si ces amis se trouvent être de grands industriels, ayant
tout intérêt à offrir des vacances
luxueuses à notre président, pour qu'il ne puisse ensuite refuser
quelques gentillesses fiscales, ou se trouver dans l'obligation
d'offrir quelques cadeaux retirés aux
contribuables! Arrêtons la démagogie voyons! Tout le monde a des amis,
ceux du président sont millionnaires, n'allons pas chercher plus loin!
Ce n'est pas comme si, comme au temps des louis
machins, il y avait quelques crèves la faim à nourrir. Non, ici bas en
France et partout ailleurs, point d'urgence en matière de solidarité.
Alors à quoi bon offrir pour Noël plus de 80 000 repas à des sdf féneants quand pour le même prix, on peut payer de bonne vacances à un malheureux président.
05 décembre 2007
On ne joue pas impunement avec les traumatismes d'une nation
La France comme la plupart des pays modernes est
en pleine reconstruction idéologique, les anciennes moeurs dont nous
avons à raison honte, continuent de nous coller à la peau et à l'esprit.
La France cherche à se laver.
J'ai,
comme beaucoup d'autres français, absolument honte de mon passé
coloniale, j'ai honte de notre collaboration au régime nazi, j'ai honte
de la soumission terrible des femmes orchestrée par les hommes pendant
des siècles, j'ai honte de la stygmatisation des homosexuels, j'ai
honte des discriminations en tout genres faites aux étrangers, aux
juifs, aux musulmans, j'ai honte d'une immense partie de notre histoire
violente et inhumaine. J'ai honte, je veux me faire pardonner, moi, qui
ne suit ni juif, ni musulman, ni homosexuel, moi, français depuis
quatre générations au teint blanc et à l'esprit simple.
J'ai honte,
mais j'ai aussi peur d'une minorité au sein de la minorité, qui disons
le clairement joue avec ma honte, joue avec mes peurs, et qui au final,
risque de tout faire foirer.
Et parce que j'ai honte, parce que je
veux me faire pardonner, je me sens dans l'obligation, même si cela est
très risqué, d'accuser!
J'accuse en effet ces petits groupes au
sein des minorités , qui se font une place en accusant leurs ennemis de
xenophobes, de nazis, de mysogines, j'accuse ceux qui font des guerres
au nom de l'humanisme, j'accuse ceux qui se servent de nos traumatismes
pour exister.
Dans son nouveau livre Ma plus belle histoire c'est vous,
Ségolène Royal nous donne un petit éloge de Bernard Henry Levy en le
disant "d'une solidité et d'une fidélité à toute épreuve... Sans
ambiguïté", et elle peut en effet, pour sa carrière personnelle, se
réjouir du soutien sans faille d'un membre de plus en plus influent au
PS.
Pourtant, BHL n'a pas vraiment, à priori, l'etoffe d'un
gauchiste, l'intellectuel millionaire adepte du libéralisme, défenseur
de la privatisation de l'audiovisuel, farouche opposant aux grévistes
RATP et SNCF, lui qui fustige la "diabolisation de l'argent et de ceux
qui en font métier" semblerait normalement bien perdu dans un parti de
gauche digne de ce nom.
Si il est un héritage inatendu que
laissa l'un des plus grands monstres de l'histoire de l'humanité, Adolf
Hitler, c'est bien celui d'épouventail médiatique. Il suffit qu'un
intellectuel de bas étage qualifie un individu de nazi, de raciste, de
xenophobe ou dans une moindre mesure de mysogine pour que soit jetté
sur lui un discredit unanime privé du moindre esprit critique.
Ainsi,
la plupart des plus grands intellectuels de gauche (Noam Chomsky, Peter
Sloterdijk, Bourdieu), les alternatifs antilibéraux populaires (ATTAC,
Michael Moore, Olivier Besancenot, Hugo Chavez) sont ni plus ni moins
associés par BHL à des nazis.
BHL n'est pas le seul à utiliser
cette ficelle, une partie des féministes adeptes, par exemple, d'un
puritanisme non assumé, se sert de l'accusation de mysoginie pour
arriver à ses fins. (d'autant plus troublant quand on sait qu'une
grande partie de la libération des femmes s'est faites par la
libération sexuelle).
En attisant ces traumaitsmes, on peut
certes, être un temps populaire, mais on risque surtout de ruiner
l'effort fait par les vrais humanistes
Ainsi, si un petit groupe
d'individus entend representer toute une classe, les propos qu'il
véhicule risque d'être associés à tord à l'ensemble de sa classe, et au
final de lui nuire, surtout si ce petit groupe a pris la facheuse
habitude de se faire des ennemis en les xenophobisant.
Et le
travail de redemption est pourtant loin d'être terminé, les
discriminations existent toujours, des femmes, partout dans le monde
meurent sous les coups de leurs maris, les guerres de religions, les
purifications ethniques, et les théories racistes ont encore leurs
prophètes et leurs adeptes.
Je salue donc pour finir les
associations qui, pour notre rémission, se battent encore avec courage
et determination sans proselytisme, sans intentions corporatistes et
esprit de discriminations positives.
02 décembre 2007
Nous n'avons peut être pas le monopole du coeur, mais nous avons celui de l'intelligence.
Sur le fond et la forme.
Depuis que j'ai Sarkozy en intraveineuse dans ma télévision, sur mes sites internets, dans mes journaux, dans mon boulot, dans mon frigo, dans mon métro, une évidence me vient à chaque fois à l'esprit: mon dieu, qu'elles sont talentueuses ces personnalités UMP!
Bien sûr, il ne faut pas généraliser, il y a ici ou là quelques mauvais communicants parmis la bande à Sarko. Mais dans l'ensemble, par rapport à nos bons braves gauchistes, les politiciens de droite sont bien meilleurs sur la forme.
Rappelez-vous la récitation hachée menue de notre candidate PS, quand l'adversaire de droite décapitait le modèle social français, dans un sabir libéralo-glouton.
Rappelez-vous la course à la démagogie, lorsque les deux candidats se crepaient le chignon et la talonnette, pour dire à qui mieux mieux qui était le plus fort sur l'identité nationale.
Rappelez-vous le débat Royal-Sarko, une Ségolène qui s'ennerve, qui insulte, et un Nicolas qui garde son calme et qui "offre" quelques unes de ces précieuses minutes de blabla stéril.
Ou plutot non! Oubliez!
Je n'en veux que fort peu à notre
candidate de ne pas avoir correctement suivi les cours de démagogie de
sa formation. Je l'ai soutenue sans honte, et je la soutiendrais encore
si l'occasion se représentait.
Nous avions un programme qui tenait
plutôt debout, mais nous avons commis l'erreur de se
laisser emporter sur les terres du candidat UMP: celles du
populisme. Ces terres n'étaient pas propices à nos idées, nous y avons donc tout naturellement semé les graines de notre
Berezina.
Et pourtant... Combien d'intellectuels,
de chercheurs, d'artistes penseurs dans nos rangs! Combien dans ceux de
l'UMP? Les meilleurs économistes français sont de gauche, pourtant, la
majorité des français pensent que l'économie est une affaire de droite.
Qu'avons nous fait? Pourquoi ne pas sortir nos têtes pensantes de
gauche pour faire la nique aux têtes croquantes de droite.
Du fond bordel de merde!
Quand
nous suivons la droite sur la forme, là où elle souhaite nous
entrainer, nous perdons! Lorsqu'on débat sur le fond, nous gagnons.
Lors des prochaines élections communales, je mets en garde les faiseurs d'opinions: ne cedez pas à la tentation de la bataille de com'. Si Panafieu nous fait un abécedaire super drole mais super démago, si dès le début de la campagne, elle choisit de mettre peu de hauteur au débat, de faire des attaques à la personne à défaut de pouvoir en faire sur les idées et sur le bilan, alors répondons par l'intelligence. Les faits sont là, les démonstrations seront claires pour tous.
Il est venu le temps de croire à
l'eveil des consciences, non le peuple français n'est pas un peuple
d'annes bâtés, discutons sur le fond, et alors seulement, le peuple
français saura faire la difference.





