Et notre avenir sera meilleur.

Le blog militant de Stéphane Gonzalez.

26 janvier 2009

Chômage etc...

MJSArticle écrit sur le site de la fédération MJS de Paris que je vous invite à consulter:

Après les nombreuses actions MJS de ces dernières semaines sur la crise et son impact sur l'emploi, je voulais me faire un peu le relais de nombreuses tensions qui ont pu être formulées.

Notre génération est en effet particulièrement assommée par ces soubresauts du chômage auxquels nous avons crû à tord pouvoir échapper, en partie grâce au Papy-boom, cette grande masse salariale qui allait partir à la retraite, et laisser derrière elle de nombreuses places vacantes comme nous le disaient nos livres d'histoire, mais aussi à cause de cette croyance en un avenir qui ne peut cesser d'être meilleur et qui ne s'avère plus du tout, aux vues de ces perpétuelles augmentations des inégalités.

A la place de ces espoirs, nous avons l'OIT qui annonce que la crise fera pour l'année 2009, 20 millions de chômeurs supplémentaires. Nous aurons d'ici 2011 dans l'éducation nationale cent mille postes en moins par rapport à notre génération, alors même que les pics démographique de l'an 2000 auraient pu nous laisser penser le contraire. Nous avons des mesures et des tactiques vicieuses: par exemple le travail dès 14 ans via l'apprentissage, le travail dominical, le cassage des 35h00, la retraite à 70 ans soit disant pour cause d'augmentation de l'espérance de vie, alors que 2 maladies sur 5 sont dû au travail à partir de 55 ans et 3 sur 5 à partir de 60. Elle va être belle notre espérance de vie si on travaille jusqu'à 70!

Toutes ces mesures visent une offre excédentaire de travail menant à la concurrence entre les travailleurs puis à la baisse des salaires nominaux, et via la déflation théorique qu'elle engendrerait, une augmentation de la rémunération réelle du capital.

Autre exemple scandaleux du même type: L'année dernière les caissières font grève pour l'amélioration de leur pouvoir d'achat. Résultat: Leurs salaires baissent et on voit pulluler dans toute les grandes villes des caisses automatiques qui font augmenter la productivité des géants de la grande distribution allant directement alimenter leur capital déjà ahurissant.

C'est ainsi qu'on augmente le volume salariale pour créer, crise ou non, toujours plus de chômage, c'est ainsi qu'on institue plus de concurrence entre les travailleurs menant à des salaires toujours plus bas et à des bénéfices patronaux toujours plus haut. Ceux qui ne résistent pas sortent du système et tombe parfois dans la délinquance. Pas grave! A la crise sociale on répond par l'autoritarisme, et on retrouve dans nos prisons vétustes plus d'une personne sur deux originaire de l'immigration, plus d'une personne sur deux analphabète, plus d'une personne sur deux considéré comme sans abris...

Au Chômage nous devons retrouver nos réponses de gauches et ne pas se laisser influencer par les sirènes grabataires du capitalisme. Nous devons exiger au plus tôt l'indexation des salaire sur la productivité c'est à dire le principe du « Qui produit plus, rémunère plus », et l'indexation du temps libre sur la productivité globale c'est à dire le principe du « Qui produit beaucoup plus, travaille un peu moins ». Nous devons limiter la concurrence entre les travailleurs en abaissant l'âge de la retraite et en donnant à tous les étudiants la possibilité réelle d'une formation d'excellence, les moyens nécessaires de finir leurs études et de rentrer dans le marché du travail.

L'union européenne nous a offert la paix entre les pays d'Europe. Mais les guerres armées se sont transformer en guerres économiques. Exemple symbolique, dans les grandes écoles de commerce on étudie très précisément les manuels militaires fondamentaux comme « l'art de la guerre » ou « les 36 stratagèmes ». L'union Européenne a su nous protéger des guerres anciennes, elle doit nous protéger des guerres nouvelles. Elle doit nous protéger du dumping social, elle doit condamner ceux qui n'enrichissent qu'eux même en exploitant la misère de l'autre. Elle doit protéger le salariat qui rappelons le quand même, au delà des menaces qu'on fait sans cesse peser sur lui, n'est la plupart du temps pas délocalisable. Elle doit le protéger en légiférant: car c'est avant tout l'absence de loi qui nous a conduit à la crise!

Le 29 Janvier a lieu la première manifestation interprofessionnelle et syndicale du siècle contre la politique du trader en chef Nicolas Sarkozy. Les dernières manifs de ce type ont toujours contribué soit aux chutes du gouvernement en place et aux victoires de la gauche, soit à des réformes profondes qui font nos acquis menacés d'aujourd'hui. Ne pas y être présent massivement, c'est nous tirer une balle dans le pied.

Stéphane Gonzalez

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26 juin 2008

mini-traité modificatif de lisbonne: Le mensonge.

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Après le non Irlandais, les médias furent unanimes: L'Europe est en crise! Les Irlandais sont des ingrats! C'est une catastrophe! Les irlandais sont anti-européens...Nicolas Sarkozy appelle les Irlandais à revoter.

Revenons sur ce fameux mini-traité.

Son vrai nom est traité modificatif, le nom de mini traité ou de traité simplifié correspond à une opération de com' de l'Elysée pour tenter de faire passer ce texte comme un bref résumé des points du TCE qui ne posaient aucun problèmes.  Cette opération de com' était bien sûr une opération d'arnaque démocratique.

En réalité, Il n'y a que deux differences juridique entre le TCE et le traité modificatif.

  1. On a ajouté grâce à Maltes, grâce à Angela Merkel, grâce à la Pologne l'héritage religieux comme valeurs constitutive de l'état de droit.
  2. La deuxième difference est un peu plus technique
  • Le TCE disait:

"l'union européenne garantit le respect, la protection des données relatives à la vie privée"

  • Le traité modificatif dit:

"l'union européenne garantit le respect, la protection des données relatives à la vie privée dans l'espace européen"

Cette garantie n'existe pas en dehors de l'espace Européen.

Concrètement cela signifie que le traité légalise a posteriori ce que la commission européenne a fait contre l'avis du parlement européen, contre l'arrêt de la cour de justice des communautés européennes:  Fournir aux services  de renseignements américains les données relatives à la vie privée pour tout passager prenant l'avion en direction des USA.

A coté de cela, aucune différence avec le TCE.

Pourtant Nicolas Sarkozy avait assuré pendant la campagne présidentielle que son mini-traité n'aurait rien à voir avec le TCE, qu'il était hors de question de revenir sur un texte que les français avaient massivement rejetés.
Plus qu'un débat sur la justesse ou non des arguments pro ou anti-traité, cette histoire marque surtout l'insulte faites à l'intelligence française, et la fragilité démocratique qui en découle...

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19 mars 2008

Les élections municipales sont terminées

La gauche sort largement victorieuse et même renforcée.

La baisse de popularité de notre président en est largement pour quelque chose. La promesse de montée du pouvoir d'achat qui se faisait attendre, la hausse de seulement 1% des retraites, et la peopolisation de Sarkozy, ont déplus aux anciens qui avaient massivement voté pour la droite aux dernières présidentielles. De notre côté, nous n'avons globalement pas eu à rougir de notre bilan pour la ville de Paris.  La conjoncture nous a été favorable: Un peu trop d'ailleurs pour obtenir la petite etincelle qui nous aurait fait gagner de nouveaux arrondissements!

Nous avons gagné aux élections locales, certes, mais sur le plan nationale il n'est absolument pas certains que le fond idéologique change d'un iota: La récente crise économique pourrait servir de prétexte à une libération encore plus rapide du pays, comme la soit-disant faillite sert actuellement de prétexte au sabrage des dépenses publiques, comme le mensonge sur le trou de la sécu sert de prétexte aux franchises médicales, comme la baisse du pouvoir d'achat sert de prétexte à la libéralisation des prix, comme le chômage sert de prétexte à la flexiprécarité ou encore comme le problème de la pyramide des âges sert de prétexte à l'allongement de la durée de cotisations (alors que 60% des salariés ne sont plus dans l'emploi quand ils atteignent 60 ans...). Les exemples sont multipliables à l'infini: les crises, réelles ou inventées, servent bien souvent les thèses libérales.

A cette politique nationale de crise organisée, sachons opposer une vraie politique de redistribution au niveau municipal. Maintenons et amplifions l'effort qui a été fait à Paris: augmentation de 70% du budget consacré à la solidarité, financement de plus de 30 000 logements sociaux,reprise du travail par 45% des rmistes, alors qu'ils n'étaient que 12% à reprendre le travail sous la précédente mandature.

Aujourd'hui, chose rare, le maire sortant passe pour plus réformateur que l'opposition, à l'allure vieille et poussièreuse. Profitons de cette ouverture d'esprit et de l'espace de dialogue qu'à offert ces élections pour expliquer la modernité de nos idées. recyclons le vote sanction en vote idéologique.  Jusqu'à maintenant, à chaque nouvelle élection, on touchait le fond en matière de fond, et à chaque nouvelle élection, on creusait. Avant le congrès du partis socialiste doit venir le temps de la repolitisation! Celle-ci devra passer par la transmission de nos valeurs, ancrées à gauche, insensibles aux sirènes de la globalisation ou de la pseudo-ouverture à droite. Car même si l'on peut s'en réjouir aujourd'hui, la baisse de popularité au bout de six mois d'un président qui applique stricto-sensu le programme promis, est en réalité la marque de fabrique d'une nation en pleine crise idéologique.

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16 janvier 2008

légende d'école

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Une institutrice, pour avoir la tranquilité pendant l'après midi demande à ses élèves d'écrire les nombres de 1 à 100 puis de les additionner.

Trois comportements se détachent alors:

-Les élèves studieux et bien élevés, qui feront 20 ans plus tard ingénieurs, avocats pompeux ou médecins besogneux se mettent immédiatement à la tache:
1+2=3
3+3=6
6+4=10
...
3240+81=3321
...
Face à ces grands nombres, que tout besogneux soient-ils, ils ne maitrisent pas, l'élève studieux est pris d'un malaise qu'il ressentira souvent, quelques soient ses notes: le malaise de l'echec qui lui fermera les portes de son glorieux destin d'élite...

-Les baladins, qui, 20 ans plus tard deviendront souvent des gens très frequentables, et qui devant un travail perçu comme arbitraire et inutile ne ressentent que colère et gachi de temps, et n'ont comme solution à l'exercice-punition que le déchirerement de leurs cahiers et le foutage de bordel, forçant ainsi l'instit à devenir depressive, hysterique aigris ou pédophobe.

-Enfin, plus rare, les rêveurs, qui 20 ans plus tard deviendront des utopistes, et qui vous répondront, si leurs métiers est casseur de pierres, qu'ils construisent des cathédrales, s'efforçant ainsi de trouver le bonheur même dans les instants les plus pénibles de la vie. Le travail proposé par l'institutrice n'est pas passionnant, l'élève rêveur sent déjà l'angoisse lorsqu'il arrivera à 70 ou 80, un travail si pénible, demandant tant d'investissement sans garantie de réussite est décourageant. Le chemin de 1 à 100 est un chemin naturel, mais ce n'est pas l'unique, peut être y en a t il un meilleur.
L'élève rêveur choisit donc de faire des spirales, il écrit:
1+100=101
2+99=101
3+98=101
...
49+52=101
50+51=101

il a terminé!
En barrant au fur et à mesure les chiffres additionnés, il est sûr de n'en avoir oublié aucun. Il a donc 50 fois trouvé le nombre 101. Donc la somme des 100 premiers chiffres vaut 101*50=100*50+50=5050.

l'école démocratique républicaine ne doit pas être celle d'un égalitarisme sauvage, mais ce doit être celle qui protège et exploite au mieux la diversité intellectuelle de chacun.

Que doit être le but d'un enseignant sinon celui d'enroler ses élèves dans la troisième catégorie?

Aujourd'hui les élèves apprennent pour avoir une bonne note et passer dans la classe superieure. Ils apprennent et oublient. En terminal, on apprend que la somme des n premiers entiers est égale à n(n+1)/2. Les futurs bacheliers l'apprennent par coeur pour le bac puis l'oublient.

Les enseignants normalisent sans passion leur enseignements, et méprisent ceux qui sont en dehors de la première catégorie, celle des élèves studieux et soumis bien plus passionné par leur promotion, que par la contemplation paisible et bienheureuse de plusieurs siècles de savoirs, construits par une bandes d'utopistes en cullotes courtes.

Le but d'un enseignant n'est pas simplement d'enseigner les méthodes, mais aussi d'enseigner le bonheur de la recherche et du court instant de l'échec. Notre élève rêveur doit souvent tomber sur des chemins qui le mènent à des paradoxes et à des erreurs, mais ces paradoxes et ces erreurs sont d'excellents moyens pour parvenir à la réflexion et à la comprehension efficace et durable.

La normalisation du raisonnement et de la comprehension compose l'attitude mortifère de la masse face au savoir. Exploiter la diversité intellectuelle est l'un des moyens les plus sûrs de construire les grandes idées d'avenir, c'est aux enseignants d'assurer non seulement l'égalité de tous face aux chances, mais aussi d'adapter son enseignement en fonction de l'intelligence de chacun.

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31 décembre 2007

Le dernier souffle de 2007

Epanadiplose:
Il n'est pas très aimable de finir l'année par l'invective, cependant, il est je pense moins bien encore de la commencer par l'hypocrisie.
Je formulerais donc mes voeux sous le signe de la franchise. Franchise qui manqua cruellement aux politiciens d'extreme droite se faisant écrire des discours de gauche incompatibles avec le reste de leur politique, franchise qui manqua aussi à ces militants d'apparat, alliant avec gaucherie l'hypocrisie et avec brio l'invective.
   
Les vautours ont voulu plonger l'année 2007 dans le dogme de la rupture frivole, les militants arrivistes l'ont souhaitée année de la rebellion molle et les injustes, année de la rouspetance couarde.

Au diable les vautours, les arrivistes et les injustes!

Que le peuple galérien, que le peuple exploité, que le peuple miséreux, que ceux qui aujourd'hui encore nourissent la terre au lieu de la dénaturer, que ces peuples justes et unis dans l'exclusion s'emparent du pouvoir, vomissent le mysticisme, le dogmatisme, la démagogie, la bétise, le profit pour le profit. Que ces peuples soient guidés par l'unique raison menant vers un progrès au seul profit du bonheur durable de tous.

Voici donc mon voeu le plus sincère: que le soleil brille toujours chez ceux qui ont le coeur meurtri.

Nous vaincrons en 2008,
Bonne année à tous, et notre avenir sera meilleur.

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25 décembre 2007

Joyeux Noël Nicolas

Nicolas Sarkozy et sa ravissante top modèle de fiancée se sont envolés aujourd'hui pour Louxor à bord du falcon 900 de son modeste ami Vincent Bolloré. Certains démagogues mal informés avanceront que ces petites fêtes de Noël coûteront environ 30 000 euros.
Il faudra leur répondre que notre grand président est un homme actif et que pour Noël, il mérite tout de même un peu de repos. D'autant plus qu'il n'a pas eu de vacances depuis le mois d'août, où les très généreux époux Cromback (Tiffany) et Agostinelli (Prada)  eurent pitié de cette pauvre bète de Nicolas, dont le patrimoine personnel s'élève seulement à 2 millions d'euros, et l'invitèrent pour lui changer les idées, dans une villa de Wolfeboro aux Etats-Unis. Coût des vacances: 44 000 euros, somme dérisoire.
Et puis quoi?
C'est un pur hasard si ces amis se trouvent être de grands industriels, ayant tout intérêt à offrir des vacances luxueuses à notre président, pour qu'il ne puisse ensuite refuser quelques gentillesses fiscales, ou se trouver dans l'obligation d'offrir quelques cadeaux retirés aux contribuables! Arrêtons la démagogie voyons! Tout le monde a des amis, ceux du président sont millionnaires, n'allons pas chercher plus loin!
Ce n'est pas comme si, comme au temps des louis machins, il y avait quelques crèves la faim à nourrir. Non, ici bas en France et partout ailleurs, point d'urgence en matière de solidarité. Alors à quoi bon offrir pour Noël plus de 80 000 repas à des sdf féneants quand pour le même prix, on peut payer de bonne vacances à un malheureux président.

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05 décembre 2007

On ne joue pas impunement avec les traumatismes d'une nation

La France comme la plupart des pays modernes est en pleine reconstruction idéologique, les anciennes moeurs dont nous avons à raison honte, continuent de nous coller à la peau et à l'esprit.
La France cherche à se laver.
J'ai, comme beaucoup d'autres français, absolument honte de mon passé coloniale, j'ai honte de notre collaboration au régime nazi, j'ai honte de la soumission terrible des femmes orchestrée par les hommes pendant des siècles, j'ai honte de la stygmatisation des homosexuels, j'ai honte des discriminations en tout genres faites aux étrangers, aux juifs, aux musulmans, j'ai honte d'une immense partie de notre histoire violente et inhumaine. J'ai honte, je veux me faire pardonner, moi, qui ne suit ni juif, ni musulman, ni homosexuel, moi, français depuis quatre générations au teint blanc et à l'esprit simple.
J'ai honte, mais j'ai aussi peur d'une minorité au sein de la minorité, qui disons le clairement joue avec ma honte, joue avec mes peurs, et qui au final, risque de tout faire foirer.

Et parce que j'ai honte, parce que je veux me faire pardonner, je me sens dans l'obligation, même si cela est très risqué, d'accuser!

J'accuse en effet ces petits groupes au sein des minorités , qui se font une place en accusant leurs ennemis de xenophobes, de nazis, de mysogines, j'accuse ceux qui font des guerres au nom de l'humanisme, j'accuse ceux qui se servent de nos traumatismes pour exister.

Dans son nouveau livre Ma plus belle histoire c'est vous, Ségolène Royal nous donne un petit éloge de Bernard Henry Levy en le disant "d'une solidité et d'une fidélité à toute épreuve... Sans ambiguïté", et elle peut en effet, pour sa carrière personnelle, se réjouir du soutien sans faille d'un membre de plus en plus influent au PS.
Pourtant, BHL n'a pas vraiment, à priori, l'etoffe d'un gauchiste, l'intellectuel millionaire adepte du libéralisme, défenseur de la privatisation de l'audiovisuel, farouche opposant aux grévistes RATP et SNCF, lui qui fustige la "diabolisation de l'argent et de ceux qui en font métier" semblerait normalement bien perdu dans un parti de gauche digne de ce nom.

Si il est un héritage inatendu que laissa l'un des plus grands monstres de l'histoire de l'humanité, Adolf Hitler, c'est bien celui d'épouventail médiatique. Il suffit qu'un intellectuel de bas étage qualifie un individu de nazi, de raciste, de xenophobe ou dans une moindre mesure de mysogine pour que soit jetté sur lui un discredit unanime privé du moindre esprit critique.

Ainsi, la plupart des plus grands intellectuels de gauche (Noam Chomsky, Peter Sloterdijk, Bourdieu), les alternatifs antilibéraux populaires (ATTAC, Michael Moore, Olivier Besancenot, Hugo Chavez) sont ni plus ni moins associés par BHL à des nazis.

BHL n'est pas le seul à utiliser cette ficelle, une partie des féministes adeptes, par exemple, d'un puritanisme non assumé, se sert de l'accusation de mysoginie pour arriver à ses fins. (d'autant plus troublant quand on sait qu'une grande partie de la libération des femmes s'est faites par la libération sexuelle).

En attisant ces traumaitsmes, on peut certes, être un temps populaire, mais on risque surtout de ruiner l'effort fait par les vrais humanistes

Ainsi, si un petit groupe d'individus entend representer toute une classe, les propos qu'il véhicule risque d'être associés à tord à l'ensemble de sa classe, et au final de lui nuire, surtout si ce petit groupe a pris la facheuse habitude de se faire des ennemis en les xenophobisant.

Et le travail de redemption est pourtant loin d'être terminé, les discriminations existent toujours, des femmes, partout dans le monde meurent sous les coups de leurs maris, les guerres de religions, les purifications ethniques, et les théories racistes ont encore leurs prophètes et leurs adeptes.
Je salue donc pour finir les associations qui, pour notre rémission, se battent encore avec courage et determination sans proselytisme, sans intentions corporatistes et esprit de discriminations positives.

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02 décembre 2007

Nous n'avons peut être pas le monopole du coeur, mais nous avons celui de l'intelligence.

Sur le fond et la forme.

Depuis que j'ai Sarkozy en intraveineuse dans ma télévision, sur mes sites internets, dans mes journaux, dans mon boulot, dans mon frigo, dans mon métro, une évidence me vient à chaque fois à l'esprit: mon dieu, qu'elles sont talentueuses ces personnalités UMP!

Bien sûr, il ne faut pas généraliser, il y a ici ou là quelques mauvais communicants parmis la bande à Sarko. Mais dans l'ensemble, par rapport à nos bons braves gauchistes, les politiciens de droite sont bien meilleurs sur la forme.

Rappelez-vous la récitation hachée menue de notre candidate PS, quand l'adversaire de droite décapitait le modèle social français, dans un sabir libéralo-glouton.

Rappelez-vous la course à la démagogie, lorsque les deux candidats se crepaient le chignon et la talonnette, pour dire à qui mieux mieux qui était le plus fort sur l'identité nationale.

Rappelez-vous le débat Royal-Sarko, une Ségolène qui s'ennerve, qui insulte, et un Nicolas qui garde son calme et qui "offre" quelques unes de ces précieuses minutes de blabla stéril.

Ou plutot non! Oubliez!

Je n'en veux que fort peu à notre candidate de ne pas avoir correctement suivi les cours de démagogie de sa formation. Je l'ai soutenue sans honte, et je la soutiendrais encore si l'occasion se représentait.
Nous avions un programme qui tenait plutôt debout, mais nous avons commis l'erreur de se laisser emporter sur les terres du candidat UMP: celles du populisme. Ces terres n'étaient pas propices à nos idées, nous y avons donc tout naturellement semé les graines de notre Berezina.

Et pourtant... Combien d'intellectuels, de chercheurs, d'artistes penseurs dans nos rangs! Combien dans ceux de l'UMP? Les meilleurs économistes français sont de gauche, pourtant, la majorité des français pensent que l'économie est une affaire de droite. Qu'avons nous fait? Pourquoi ne pas sortir nos têtes pensantes de gauche pour faire la nique aux têtes croquantes de droite.
Du fond bordel de merde!
Quand nous suivons la droite sur la forme, là où elle souhaite nous entrainer, nous perdons! Lorsqu'on débat sur le fond, nous gagnons.

Lors des prochaines élections communales, je mets en garde les faiseurs d'opinions: ne cedez pas à la tentation de la bataille de com'. Si Panafieu nous fait un abécedaire super drole mais super démago, si dès le début de la campagne, elle choisit de mettre peu de hauteur au débat, de faire des attaques à la personne à défaut de pouvoir en faire sur les idées et sur le bilan, alors répondons par l'intelligence. Les faits sont là, les démonstrations seront claires pour tous.

Il est venu le temps de croire à l'eveil des consciences, non le peuple français n'est pas un peuple d'annes bâtés, discutons sur le fond, et alors seulement, le peuple français saura faire la difference.

Posté par stephaneg à 16:40 - Textes persos - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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